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3è rencontre de Thélème

3è rencontre de Thélème

le Dimanche 25 septembre 15h

Présentation des Rencontres de Thélème au musée Rabelais :

Denis Wetterwald (Association de Babel) expliquera l’importance pour la région des Rencontres littéraires annuelles à l’abbaye de Seuilly (durée de l’intervention : 15 min). Lakis Prodiguis directeur de L’Atelier du roman, présentera l’histoire, le but, la spécificité et les perspectives des « Rencontres de Thélème », ainsi que la raison du choix du thème de la Liberté en 2016 : « Liberté – Quel intérêt ? »

L’Atelier du roman organise les Rencontres de Thélème sous l’égide de l’Association Babel.

Retenu par des obligations Jean-Marie Laclavetine ne sera pas présent.

Droit d’entrée habituel du musée. 


IIIe RENCONTRE DE THÉLÈME
L’ATELIER DU ROMAN

Abbaye de Seuilly – 1er et 2 octobre 2016

LIBERTÉ – QUEL INTÉRÊT?
Il fut un temps où les hommes se sont battus pour être libres. Aujourd’hui, on pense que tout a été dit sur la liberté, qu’il n’y a pas à y revenir. La liberté est. Elle est comme l’ADN, déposée en nous, une évidence, une donnée inébranlable. Pourtant, aujourd’hui, on se dépossède volontairement de son libre arbitre. La liberté n’est plus qu’un mythe. D’ailleurs, quand la question de la liberté se pose, la réaction est invariablement la même, la liberté est mais elle n’existe pour personne. Puis, au fond, la liberté, quel intérêt? La liberté s’est rétrécie au point de ne plus être.
Sa seule survie réside dans les questions qu’on peut encore faire tourner autour d’elle. L’évoquer, la problématiser, c’est lui donner du sens, de l’existence, c’est la nommer, c’est lui donner sa possibilité.
Aujourd’hui, où l’on a changé de monde, on manque de vocabulaire pour définir celui qui est désormais le nôtre. Comment parler de travail, de réel, de virtuel, de justice, du bien et du mal quand ces mots renvoient à un ancien monde?
Comment parler de la liberté? La manière dont l’homme perçoit son humanité a changé. Nous ne sommes plus des humains dans une société conçue pour les hommes, nous sommes des vecteurs économiques dans un système fabriqué par l’homme et on manque de mots pour comprendre et agir sur notre monde.
On se tourne vers les écrivains. Ces spécialistes des mots semblent être bien placés pour nous aider à redéfinir ce qu’est la liberté aujourd’hui. Ajouter du sens aux mots désuets pour que nous ayons de quoi forger un langage qui corresponde à notre réel est indispensable si nous voulons penser le monde, son réel.
Or, l’écrivain se rétracte. En quoi penser et redéfinir la liberté serait une démarche littéraire? N’est-ce pas plutôt une démarche politique? Ou sociologique, philosophique? L’écrivain doit-il s’engager sur le terrain du réel, lui qui s’occupe de mots? Et la liberté, quel intérêt? On sait bien que ça ne veut plus rien dire.
Pia Petersen
LES PARTICIPANTS

Manuel Candré, romancier
Denis Grozdanovitch, essayiste, romancier
Bertrant Lacarelle, essayiste
Yves Lepesqueur, critique littéraire
Thierry Maugenest, romancier
Pia Petersen, romancière
Lakis Proguidis, essayiste, critique littéraire
Massimo Rizzante, poète, traducteur, essayiste
Fanny Taillandier, romancière
Patrick Tudoret, écrivain, auteur dramatique, journaliste
François Xavier, poète, éditeur, chroniqueur littéraire


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