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Séjours d'auteurs

Le musée Rabelais accueille régulièrement des écrivains en résidence ou pour des rencontres autour de leurs textes, le plus souvent inédits, et de leur relation à Rabelais.

- Hélène GAUDY viendra pour une lecture en avril 2017

Pierre SENGES est venu pour une lecture - rencontre en juin 2016

Mathieu LARNAUDIE est venu en résidence en janvier 2016


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Pierre SENGES

(juin 2016)

Pierre Senges investit le Labo de Ciclic pour un projet de création en lien avec six grandes figures du patrimoine littéraire de la région Centre-Val de Loire. Avec in extremis, il réinvente les derniers jours de François Rabelais, Pierre de Ronsard, René Descartes, Louis de Rouvroy de Saint-Simon, Honoré de Balzac et George Sand.

Pierre Senges est l'auteur de plusieurs romans et récits, parus principalement aux éditions VerticalesCertains ouvrages ont été écrits en collaboration avec des dessinateurs, comme Géométrie dans la poussière (avec Killoffer, 2004) ou Les Carnets de Gordon McGuffin(avec Nicolas de Crécy, Futuropolis, 2009).
Son dernier roman, Achab (séquelles), paru aux éditions Verticales (septembre 2015), a reçu le Prix Wepler .

Il est également l'auteur de nombreuses fictions radiophoniques pour France Culture, France Musique et France Inter.

vous pouvez retrouver le texte sur Rabelais et des vidéos de la lecture ici.

Bibliographie

Livres parus aux éditions Verticales :

Veuves au maquillage (2000, prix Rhône Alpes)
Ruines-de-Rome (2002, prix du Deuxième roman)
Essais fragiles d’aplomb (coll. Minimales, 2002)
Géométrie dans la poussière (en collaboration avec Killoffer, 2004)
La Réfutation majeure (2004 – réédité en 2007 par Folio Gallimard)
Sort l’assassin, entre le spectre (2006)
Fragments de Lichtenberg (2008)
Études de silhouettes (2010)
Achab, séquelles (septembre 2015)

Chez d'autres éditeurs :

L’Idiot et les hommes de paroles (Bayard, collection Archétypes, 2005)
Les Carnets de Gordon McGuffin (avec Nicolas de Crécy, Futuropolis, 2009)
Aventures phylogénétiques de Percival (avec Nicolas de Crécy, Dis-Voir, 2009)
Environs et mesures (Le Promeneur, 2011)
Zoophile contant fleurette (Cadex, 2012) 


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Mathieu LARNAUDIE

(janvier 2016)

Pour la première fois, en 2015, le musée Rabelais a accueilli un écrivain en résidence.

Souhaitant faire dialoguer les lieux dédiés à la mémoire d'écrivains 

avec les auteurs d'aujourd'hui, Ciclic et le Conseil départemental d'Indre-et-Loire ont imaginé des séjours d'auteurs dans les maisons d'écrivain.

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Un auteur en immersion à La Devinière

Mathieu Larnaudie -auteur du remarqué Notre désir est sans remède (paru

 en août 2015 chez Actes Sud)- est venu lors d’un premier séjour en septembre, prendre l’inspiration au musée Rabelais en vue de composer un texte. Adepte de la marche, Il a pu arpenter le musée, ses jardins, mais aussi les environs, sur les pas de Rabelais et de Gargantua et des autres personnages du roman.

Assez rapidement, l’écrivain trouve le sujet de son texte : 

C’est au personnage à qui [l’] abbaye [de Thélème] est offerte, Frère Jean des Entommeures, que je voudrais m’intéresser plus particulièrement lors de mon séjour à la Devinière (et au fil de ma relecture de Rabelais). Une fois Thélème créée, Frère Jean disparaît. Aurait-il pour autant, comme il est courant de dire que le monde l’a fait en notre actuel vingt-et-unième siècle, tourné le dos à l’utopie ? " (Mathieu Larnaudie cité sur Ciclic).

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Mathieu Larnaudie, auteur, séjournant au Musée Rabelais-la Devinière à Seuilly (37), Ciclic on Vimeo.

Voir aussi sur le site de Ciclic

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Un texte, des lectures, des rencontres

Mathieu Larnaudie a donc composé un texte inédit intitulé Frère Jean tournant le dos à l'utopie.

Après avoir créé l'abbaye de Thélème avec Gargantua, l'auteur imagine que Frère Jean quittant cette abbaye.

Il en est des siècles comme des alambics : sans cesse il faut les remplir, y mettre à chauffer les fruits récoltés aux arbres, les grains ramassés aux vendanges qu’à cul de carrioles, à dos d’ânes ou d’hommes, on a acheminés vers les pressoirs, qu’on a brassés dans des cuves, écrasés sous la vis ou foulés à coups de talons fantassins, frocs relevés, et puis laisser s’accomplir la première œuvre du temps qui évacue les éthers et recueille le nectar, abandonne la pelure et conserve l’esprit. Car un siècle ne s’achève pas sitôt les ébullitions retombées, le vin de la saison tiré ; de même qu’il est plusieurs températures qui dégagent les substances successives, plusieurs étapes dans la distillation, un siècle court encore dans ceux qui lui succèdent, il s’y mire et il s’y renverse, s’y réfute et s’y révise. [...]

Le dimanche 31 janvier 2016, Mathieu Larnaudie est venu lire son texte inédit au musée, puis il a échangé longuement avec un public nombreux.
Le 1er février, l'écrivain est allé à la rencontre des Lycéens de Chinon pour un dialogue nourrit autour du texte et du thème de l'utopie.
 

Vous pouvez télécharger le texte (PDF) ici.

et écouter la lecture là :

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Quelques photos du séjour de l'auteur :